MARCEL CORNELOUP
Le 2 février 2008, jour anniversaire de ses 80 ans, Marcel Corneloup jetait lui-même un regard sur ce qu’il appelait « Une épopée chorale A Cœur Joie de 60 ans ». C’est à travers ses propres propos que sera évoquée sa vie.

Né à Montchanin en 1928, le jour de la fête de la Lumière, la « chandeleur », dans la cité SNCF, il évoquera ces premières années en disant : « Les images de mon enfance sont celles du maître d’école que je serai et qui, des marches du petit escalier de notre maison, faisait « sa classe » enseignant à ses élèves imaginaires. Un peu plus tard ce sont celles de mes instituteurs des cours moyens, monsieur Charles dont la pédagogie me façonnait sans que je le sache et, un an plus tard, monsieur Dubreuil qui venait en classe avec son violon. J’étais fasciné. Un soir, j’ai dit à ma mère que je voulais jouer du violon comme mon maître. Ce fut oui : la musique commençait. Le bout du chemin ne pouvait être que l’Ecole Normale rêve suprême des familles des cités ouvrières. Quand j’en sortis, je me vois avec mon père allant à vélo à mon premier poste d’enseignant dans le petit village de Changy près de Charolles : une classe unique autour du poêle que j’allumais le matin et sur lequel nous réchauffions les gamelles du repas de midi avant de prendre les pipeaux pour ces premiers moments d’émotion musicale que prolongeaient chaque fin d’après-midi les grands quarts d’heure de chant : c’était le bonheur pédagogique. »